Des paroles

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C nousC'est nous Mark's et Spencer

paroles et musique John Szgabounian, dit Le Szgab

Lucky Luke vire plus vite que son ombre
Puis touche une prime il est vénal
Mais nous on r'lève la tête en nombre
Et on te l'assigne au pénal

refrain :

C'est nous MARK'S ET SPENCER on s'fera pas foutre en l'air
Pour plaire aux actionnaires on s'fera pas foutre en l'air
Nos magasins c'est clair on s'fera pas foutre en l'air
On les gardera ouverts on s'fera pas foutre en l'air

Puis ça remue sec l'opinion
Et plus notre colère s'exprime
Plus en t'le soigne aux p'tits oignons
Lucky il s'assoit sur sa prime

Refrain

Aujourd'hui on est tous en train
On manifeste jusqu'à Londres
On ne demande presque rien
Mettre les licenciements à l'ombre

Refrain

C'est tous ensemble qu'on va gagner
Les AOM les Air Liberté
Les Moulinex et les Valéo
Les P'tits Lus et les Péchiney
Continuons donc à nous rassemb ler
Grâce à nos luttes déterminées
Le parlement va s'mettre à bouger
Et pour complaire aux actionnaires
Sellières fini de livencier

Refrain (x2)


Le rock détruitROCK DES TRUIES

paroles et musique John Szgabounian, dit Le Szgab
Les P'tits Hommes Verts
La Java des Malfrats
La Valse des Matafs
Léa
Les Cartes Postales
Sur la Colline
Entre Chiens et Loup
L'Oreille Coupée
Summertime To Come
Djamila

LES P’TITS HOMMES VERTS

Truands de l’intersidéral
Avec en tête une seule idée
Nous visons le contrôle total
Et rien ne peut nous arrêter

C’est nous les p’tits hommes verts
On a l’oeil sur la terre
Depuis des millénaires
Pour en faire un désert

Comme on n’est pas les plus musclés
Pour avoir le contrôle total
Il nous a fallu bien ruser
Et faire avec c’qu’on a trouvé

On a pris la plus bête des bêtes
Et on lui apprit à penser
Et très vite a grossi sa tête
C’est devenu un vrai danger

Maint’nant plus besoin de se presser
Grâce à nos conseils avisés
L’homme est en train de tout saccager
Et quand la Terre ne sera plus qu’un désert
Les p’tits hommes verts auront gagné

LA JAVA DES MALFRATS

Raphaël et Ginette, ce soir s’en vont danser
Elle a mis du parfum, il a pris son surin
Du parfum bon marché, un surin bien aiguisé
Tout c’qui faut pour danser, la java des malfrats

La java des malfrats, chérie n’me quittes pas d’un pas
La java des malfrats, chérie serres toi contre moi
La java c’est bien mieux
Que la rumba des bourgeois

Le Russe blanc Dimitri, qui est chauffeur de taxi
Dévore Ginette des yeux, elle est tellement jolie
Raphaël dans son coin, est comme un fou furieux
S’il ne tenait qu’à lui, il lui crèverait les yeux

La java des malfrats, la java des malfrats
J’ai toujours préféré ça à la rumba des bourgeois
La java des malfrats, la java des malfrats
J’ai toujours préféré ça à la rumba des bourgeois

Écoute moi bien mon gars, t’as fait un geste de trop
Cette fille là n’est pas pour toi, mets le toi dans ciboulot
La ramènes pas surtout, tires toi d’ici déguerpis
Sinon moi je m’en tous, j’te tais bouffer ton taxi

LA VALSE DES MATAFS

Pousser la rengaine, encore une fois
Dédée s’en tout, elle y laissera la voix
Ne lui demandez surtout pas pourquoi
Ca tait plus d’trente ans qu’elle aime ça
Elle débute après la libération
En plein air juste dessous les lampions
Avec le bel Olaf à l’accordéon
Sa voix par dessus les flonflons

C’est la valse des matafs
Qu’elle joue avec Olaf
Chaque soir au Landernau
Faire valser les héros
Dédée aime ce boulot

Puis les vainqueurs en kaki sont partis
Les ch’veux ont repoussés petit à petit
Le bel Olaf est devenu son mari
Les bals populaires ont taris
Alors pour un finir avec les galères
Ils ont trouvé une place à Saint-Nazaire
Les ouvriers des chantiers du bord de mer
Aimaient à danser sur leurs airs

Chaque soir au caboulot
Paire valser les mat’lots
Dédée aime ce boulot

De calva en demi Dédée a grossi
Le bel Olaf de désespoir a maigri
Tout comme leurs chansons ils ont mal vieilli
Leurs cachets s’en sont ressentis
Les bouis-bouis les taudis ils ont connus
L’accordéon ça ne se faisait plus
La ciguë jusqu’à la lie ils ont bue
A leur enterrement il a plu

Chaque soir en enfer
Faire valser les maudits
C’est mieux qu’le paradis

LEA

Nous on s’aime comme un chat et un rat, Léa
Sec et fier échalas, Léa
Moi rond Sancho Pansa, Léa
Tu sais quoi, malgré ton frais minois, Léa
Et nos torrides émois, Léa
Pars, je resterai coi, Léa

Léa, miaaa, ce soir si tu t’en vas, Léa
Léa, miaaa, surtout ne te retournes pas, Léa

Les rallyes, chez les amis à toi, Léa
J’y suis fait comme un rat, Léa
Y’a qu’des jeunes cadres en bois, Léa
De surcroît, t’es cruelle comme un chat, Léa
Et devant ces gens là, Léa
T’aiguise tes griffes sur moi, Léa

Qu'est-c’que j’vois, une larme sur ton minois, Léa
Ton coeur n’est pas de bois, Léa
Même ton rimmel en choit, Léa
Allez va, si lu le prends comme ça, Léa
Je fonds ne pleure pas, Léa
Et à bon chat bon rat, Léa

LES CARTES POSTALES

D’un naturel plutôt effacé
Terne sur lui, gris et sans style
De ses collègues il est la risée
Sauf des cartophiles
Et des philatélistes avisés
Auxquels il envoie
De ses voyages bien organisés
Des raretés à collectionner

Il expédie des cartes postales
Oblitérées, timbrées, bons baisers
Du meilleur goût ces cartes postales
De beaux clichés du monde entier

Le percepteur, un jour alarmé
Dénonciation, lettre anonyme
De ses collègues très fort étonnés
Qu’une paye si minime
Lui permette de tant voyager
Enquête sur son cas
Et a tôt fait de tout perspiquer
Au trafic bien organisé

Mais pour ce faire, jamais n’a quitté
Ce quartier où il naguère naquit
Il a donc usé d’complicités, par cartophilie
Et les philatélistes accusés, vont s’retrouver à la Santé

Bientôt tout l'réseau est tombé
Même Interpol s’en est mêlé
Le dangereux gang des cartes postales
Et son cerveau sont écroués

SUR LA COLLINE

Le 6 avril 1814 NAPOLEON abdique. Le 10, la nouvelle n’est pas arrivée à TOULOUSE où se déroule une terrible bataille. Depuis, la rue du 10 avril nous conduit...

Sur la colline, tu sais, juste derrière les grilles,
Il est une colonne dressée.
Dans le fracas des orages, lorsque se noie la ville;
Elle nous parle des soldats oubliés.
Mais restons sourds aux fantômes des batailles passées;
Aujourd’hui le soleil brille.
Allez viens, prends ma main, marchons jusqu’au sommet,
C’est un jardin où s’aiment garçons et filles.

Sur la colline, les tambours, marchent, à la baguette,
Les bayonnettes n’en font qu’à leur tête.
Pour venger, les fusillés de Goya,
Dans la plaine, mille étendards flamboient.
Pauvre grognard, quel traq’nard, la défaite derrière la crête,
Et à tes pieds la Castille fulmine.
Mais tu tiendras, sans espoir de faire bonne retraite;
Avec au coeur la peur comme une épine.

Des braves absurde gâchis, la pente en est jonchée
Le p’tit tondu déjà trahi; sus maréchaux, à l'ennemi l’avaient livré.

Sur la colline, tout là haut
Il coule en vain, le sang dus héros

ENTRE CHIENS ET LOUP

Les chiens, ce soir sont sortis un meute.
Au cou ils portent, tous le même collier.
Ensemble ils se sentent fort,
Le milieu de la rue, c’est pour eux.
Seuls les gens qui leur ressemblent,
Ce soir n’auront pas peur d’eux.

Un loup, efflanqué rase les murs;
Sur son pelage, les traces de nombreux combats.
Et s’ils doivent se croiser,
Pourra-t-il, encore une fois ?
Se défendre et attaquer,
Comme une bête aux abois.

Dans la pénombre, la mêlée est confuse.
L’odeur du sang, les éclats des crocs blancs,
Et les molosses assassins,
Pour fêter leur victoire;
A la lune aboient sans fin...

Entre chiens et loup, chiens et loup !

L’OREILLE COUPEE

Un air prostré les yeux fixant le sol.
L’instant d’après inutile de vouloir.
Me calmer même avec une camisole.
Docteur dites moi, ai-je encore un espoir ?

Je n’veux pas finir comme VAN GOGH suicidé,
Avec une balle dans l'ventre
Et puis, l'oreille coupée, l'oreille coupée !

Allons petit, reste calme détend toi,
Ce qu’il te faut c’est juste du repos.
Ca sent mauvais, ouais le SZGAB méfie-toi,
Les blouses blanches ne sont pas sans accrocs.

Un air prostré les yeux fixant le sol.
Ou est le mal là-dedans après tout
Je ne mérite pas la camisole.
Si j’en inquiète, R.A.B, je m’en fous!

SUMMERTIME TO COME

I felt so sad when my baby left me
Felt so sad because she left me lonely
I've got the blues since she's gone away
Because I love her
I understand that it's all over now
And I guess it's gonna be a rough winter
Cause I just can't stand being alone
In my shelter

Wooo I'm still waiting
For the summer summertime to come

I keep on running to pick up some chiks
And break their hearts all around the world
I got my beep beep riding and you know
I'm the fastest in the land

DJAMILA

Magie blanche ou magie noire
Ne cherches pas à savoir
Mauvais oeil, coup du Sirocco
Elle a les grands pouvoirs
Tu descends droit au melha
Là-bas tu demandes Djamila
Si la paix est avec toi, pour trois fois rien, te guérira

Un jour, l’arziz d’effendi
Le lieutenant roumi
Il a la sale maladie
Le toubib dit qu’c’est fini
Il prend son fils dans ses bras
Se précipite chez Djamila
Elle lui met la main d’fatma, pleures pas roumi, l’arziz guérira

Sept ans plus tard, le jeune Omar
Fils du chef du douar
Attrape aussi la maladie
On a perdu tout espoir
Le caïd convoque Djamila
Exige d’elle la grande sorcellerie
Que mon fils sorte de là, tu m’en répondras sur ta vie

Dis où cours tu comme ça Djamila, où cours tu comme ça ?
Je m’en vais, je suis nue pieds, j’ai pas sauvé le bébé
Alors le bey, y veut m’tuer, y m'reste plus qu’à m’en aller
Et tout laisser je dois, derrière moi, soleil et oliviers
Et tout laisser je dois, derrière moi,
la Méditerranée


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